Pas de réponses simples à un problème complexe…

Comme bien des québécois, je me pose la question de la pertinence de l’envoi de troupes dans les zones de combat, au sein de théâtres opérationnels dangereux, parfois même plus que l’on pense; c’est la réalité d’un ennemi évanescent, c’est aussi la réalité d’un nouveau genre de conflit qui dépasse les limites nationales et gouvernementales. Mais attention! les talibans ne sont pas sans appuis étatiques. Le Pakistan dans son ambivalence soutien en sous-main la guérilla talibane et les assises des mouvements théocratiques islamiques radicaux trouvent écho dans plusieurs pays moyen-orientaux.

 

Si les soldats de toute coalition qu’elle soit (OTAN, ONU) quittent l’Afghanistan sans plan aléatoire, ce sera une victoire inespérée pour les tenants d’une telle théocratie radicale. Aucune solution n’est à portée de main. La diplomatie doit être envisagée (et aurait dû l’être avant)et activée de façon ferme afin que les zones de combat soient investies par un nombre plus grand de nations qui se commettent plus que pour la simple image (un pays qui n’envoie que 4 militaires ne devrait pas voir son nom comme partie prenante de l’opération…)

 

En filigrane, le conflit irakien mine la réussite de l’opération afghane. Une partie de la solution se trouve, à mon humble avis, dans la reconnaissance par les américains de la faillite de tout ce gâchis, par l’aveu et le dédommagement de l’occupation injustifiée de l’Irak. Le tout devrait être suivi par la prise de contrôle, par l’ONU, de la reconstruction de l’Irak.

 

Il n’est jamais trop tard pour reconnaître une erreur. Il n’est jamais vain d’encourager la diplomatie ferme, qui mène à l’action concertée. C’est plus facile à dire qu’à faire… Vrai. Mais l’abandon est facile lui aussi. Et conduit inévitablement à l’échec. Si les contingents québécois et canadiens doivent partir en 2009, il faut le dire tout de suite; sans ambiguïté. En ce sens, M. Harper n’est pas l’homme de la situation et, comme dans le dossier environnemental, l’opposition doit lui forcer la main et l’acculer au pied du mur, tout de suite, afin que la diplomatie s’engage et que cette mission fasse l’objet d’une refonte trop longtemps attendue.

 

S’il fallait qu’une véritable force d’interposition se crée et que plusieurs pays s’engagent sérieusement dans l’opération, à ce moment là, les nations canadiennes et québécoises verront à continuer le travail et pourront faire profiter une telle opération par l’expérience et le dévouement des militaires canadiens et québécois.

~ par delorimier sur 19 octobre 2007.

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