Quand les toasts passent mal…

Décâlissant! en un mot, c’est tout ce qu’on peut dire. Les toasts passent mal quand la première page du Devoir, sous la plume de son respecté chroniqueur environnemental L-G Francoeur, prévoit la faillite du combat que mène l’être humain occidental (et de plus en plus l’émergent aussi) contre son propre développement, sa « croissance » comme on dit. Non loin de l’article, on traite de Rabaska, que le « goon » de l’équipe Charest enfonce dans la gorge des québécois. Ironique! Le matamore de la région du Témiscouata sait faire les choses quand son boss lui demande de cautionner l’inconcevable. De Orford à Rabaska en passant par Cacouna, Béchard ne recule devant rien ni personne pour satisfaire les bailleurs de fonds du parti Lébaral, Glen Kelly et les gaziers de tout accabits qui attendent depuis l’échec du Suroît que l’on récompense leur inébranlable soutien à la cause du Roi Charest.

 Et on se demande ensuite pourquoi la planète fout le camp ? En fait c’est faux! La planète survivra, sous une autre forme, l’ère des insectes comme à toutes les extinctions, quand l’incurie de la race cause sa perte. Mais les toasts passent mal quand ta femme attend ton premier flo, quand tu te questionnes sur le monde que tu laisses à tes enfants, quand tu fais 60 km chaque matin, seul dans ta van, pour aller travailler et que chaque maudit char est vide, quand tes collègues ont toutes les excuses du monde pour ne pas embarquer, pis que tu le sais que tu ne fais pas mieux…

Des fois je me dis que de toute façon, on nous annonce des fermetures d’usines chaques semaines, pourquoi alors ne pas enfoncer le clou et frapper là où ça fait mal. Pas dans les poches des individus, plutôt dans le carnet hallucinemment bien garni des actionnaires des compagnies de finances, d’assurances, des banques et des pétrolières afin de redistribuer aux autres secteurs de l’économie et imposer des normes vertes, punitives s’il le faut, pour que le Québec s’affirme comme nation verte, pour que le secteur économique environnemental voit en notre pays, une terre fertile et amie et, qu’en revanche, les pilleurs et maniganciers comme l’industrie du gaz liquide, fuient le Québec, sachant que tout ici serait compliqué pour eux. Quand l’exemple sera donné en sonnant la charge envers les plus forts, le temps sera à l’imposition des même préceptes pour la population en général. Sinon, c’est futile! Le défi de réduction des émissions d’une tonne pour chaque québécois est une farce quand on sait que la construction et, ensuite l’opération de 2 terminaux méthaniers produira l’équivalent d’un nouveau parc automobile ENTIER ! de la taille de la ville de Montréal… un million de nouvelles minounes !

À une époque où le chaos côtoie le réel quotidiennement, où le plaisir se calcule en temps réel et doit être instantané, où les gardiens de la sagesse, nos aînés, sont parqués comme du bétail sénile dans les mourroirs institutionnalisés, à une époque où la mort est évacuée de l’existence, où l’humain se pense gardien de l’éternité pendant que l’ours polaire se noie dans la fonte de son habitât, à cette époque donc, comment demander du commun des mortels qu’il se soucie de son environnement. Quand tout autour de lui s’écroule, mais que la dictature du bonheur se calcule en possession matérielle, quand toute tentative d’intellectualité et d’intelligence est subversive et récupérée par les dictateurs du bonheur car dommageable au grand Dieu de la croissance économique…

 Et une de mes étudiantes qui me disait récemment que ce qu’elle connaissait de Félix Leclerc, c’est que c’était le nom de son Campus collégial pendant que son Blackberry lui permettait, en pleine classe, de suivre les péripéties des lofteurs, de qui elle connaissait tout. Un exemple banal. Mais on part de loin.

~ par delorimier sur 27 octobre 2007.

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