L’Halloween c’est pour les flos…

Je disais à des collègues de travail que je détestais la fête de l’Halloween, mais c’est faux. J’ai horreur de me casser la tête pour trouver un costume digne de ce nom c’est vrai, mais par dessus tout ce que je tiens en aversion, c’est la superficialité de la fête. Si fête il y a encore. Je m’explique.

Un sondage internet mené par Cyberpresse.ca montre qu’à peine 36 % des gens prétendent accueillir les flos avec des bonbons, participer à la fête si l’on veut. C’est très peu. Après avoir parlé avec quelques amis dont les enfants ont fait la tournée, même en ville, beaucoup sont désolés de constater le peu de participation des gens de leur voisinage, notamment quand il s’agit de voisins qui envoient leurs flos avec les vôtres pour ensuite se barricader en fermant les lumières et pestiférant contre cet emmerdement comme me le disait une amie.

Pourquoi ne pas tout simplement abolir la fête. En explique-t-on les fondements à nos enfants ? Combien de parents savent que la journée des morts est en fait une fête paiënne celte ? Chaque fois qu’une fête est récupérée au profit d’une commercialisation éhontée, elle en devient dénaturée. Et c’est précisémment cela qui me donne la nausée. La nausée comme quand je suis entré dans le magasin à une piasse de mon petit blède pour quelques décorations à ajouter à celles que nous avions fabriquées nous-mêmes. Décalissant comme les vendeuses déguisées « cheap » (comment faire autrement quand ton boss te demande de te déguiser pour travailler au salaire infinimum!), pour qui la journée de travail n’a rien de réjouissant mais qui en plus doivent être appareillée ridiculement, d’un costume dernière minute à la n’importe quoi.

Au bureau, il y avait aujourd’hui une fête costumée. Il y a toujours des gens « toute dedans » pour ce genre d’exercice. Ceux qui envoient les chaînes de courriels et invitations en personne dans ton cubicule. Pépées comme c’est pas possible. Encore, moi c’est la nausée. Je ne suis pas allé travailler aujourd’hui, préférant préparer calmement ma demeure pour accueillir les quelques enfants du rang. Par solidarité pour eux, parce que j’ose espérer que certains y croient encore et sont fébriles à l’idée de faire la tournée. Parce que c’est bien peu de chose finalement que de se déplacer pour accueillir son voisinage à l’ère où chaque ostie d’individu est plogué nuit et jour devant sa sacrament de télévision ou son écran d’ordinateur. Je ne suis pas mieux qu’un autre. Vous non plus en train de lire ceci. On se doit rien à part ça… FUCK YOU!

Bon… Ça fait du bien. Je m’emporte parfois quans la bêtise humaine me fait sortir de mes gonds…

12! une douzaine de kids sont venus. Pas la mer à boire… Dommage. Mais les gens sur mon rang n’ont beaucoup d’enfants. Ceux-ci sont déjà un peu vieux, les autres vont ailleurs, à la recherche de la perle de quartier où l’on trouve encore un engouement respectable, la Côte d’Azur à Gatineau peut-être… Quand j’étais flo, on y allait pour profiter des gratitudes d’un quartier bourgeois car dans le quartier Le Baron, de la tire dure pis des suçons…

L’Halloween, c’est pour les enfants. Le rêve, c’est tout ce qui reste. Faudrait pas leur enlever ça…

~ par delorimier sur 1 novembre 2007.

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