Wanowan, écrits de reboisement…

Savoir écrire sans le voile de sa propre vie.Savoir écouter l’envie profonde qui masque nos jours.Savoir traduire les histoires qui meublent nos moments de pensées évasives. Être capable d’apprécier l’importance d’un vécu apparemment anodin en sachant partager son aspect primordial et pacificateur. Car : On ne pense plus, sinon qu’en fonction de nous-mêmesOn ne porte plus attention aux banalités vitales de nos existencesNos journées sont minutieusement programmées

TOUT ÉCART EST SUBVERSIF

TOUT ÉCART EST SUBVERSIF

Tout écart est…écarté

Tout écarté

 La pensée est une arme dangereuse et récupérable 

Les penseurs et les rêveurs sont marginalisés tout comme ceux, d’ailleurs, qui tentent d’aimer la vie dans toute sa simplicité.

****

Les arbres que nous plantons ici cette année seront prêt pour la coupe aux environs des années 2120… C’est presque irréaliste. J’aurai alors tout près de cent cinquante ans! Qu’ont-ils devant eux ces spécialistes de la sylviculture?!? Une énorme boule de cristal sinon du crisse de bon pot… Si tout le monde s’arrêtait pour penser à ce que leurs actions pouvaient avoir comme conséquences en l’an 2120, beaucoup de choses changeraient tout à coup. Les familles de quatre personnes se contenteraient d’une seule automobile qu’elles ne prendraient qu’en cas d’extrême nécessité; les pays riches s’appliqueraient à réduire l’écart qui les sépare de la majorité de la planète; le commerce sauvage et de grande échelle cèderait le pas à une économie plus simple et diversifiée; les couples divorceraient moins en considérant toute l’importance de la cellule familiale unifiée pour les générations futures; les fumeurs ne jetteraient plus leurs mégots de cigarettes par terre; on couperait moins de bois et on boycotterait tout les macdo faste food de la planète… 

Nous n’avons qu’une certitude; nous ne survivrons pas à ces arbres que je plante aujourd’hui avec mes confrères à moins qu’ils ne survivent eux aussi.

****

 «It all ended in Wanowan. You know how I feel. » J’y étais presque, je te l’aurais dit sans gène mais je n’en ai jamais eu le temps. Il fallait que se passe l’ivresse caduque d’un planteur à terre, vidé et déchiré. Il ne s’agissait pas de toi; non, car le temps se charge encore d’amplifier ton innocente beauté. Tu ne m’as pas quitté lors de mon départ impromptu. Escale à Edmonton, j’y ai croisé une justification de cette image que je me fais de toi.  Elle y fut, avec toi, en ce Manitoba de ton désespoir. Tu m’en parlas à peine, elle se chargea du reste. Le monde est petit, j’aime autant penser que c’est le hasard qui a mis sur mon chemin rocailleux cette amie de toi, convaincante…

 

 

~ par delorimier sur 16 novembre 2007.

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

 
%d blogueurs aiment cette page :