Bali – ou l’échec de la politique environnementale canadienne

On apprenait cette semaine que, John Baird,  le ministre des intérêts des compagnies pétrolières dans le dossier environnemental, s’assurerait que le Canada ne parlerait que d’une seule voix dans ce dossier, la sienne, afin d’exprimer le souhait de son parti d’enterrer une fois pour toute toute tentative de fixer des contraintes d’émissions de gaz à effet de serre aux grands pollueurs canadiens. Les conservateurs de Har-peur refusent, malgré qu’ils soient minoritaires et ainsi donc ne représentent pas même le tiers de la population canadienne, que les représentants des autres partis puissent prendre part aux discussions ou même se rendre sur les lieux, à moins que ceux-ci, comme l’a fait Coderre pour l’Afghanistan, n’y aillent en payant de leurs poches.

Manifestement, ce parti bafoue toutes les règles démocratiques et utilise l’état pour faire avancer son programme politique qui est loin de faire l’unanimité.

Maintenant que John Howard le plus proche allié de Har-peur et représentant australien de la droite ultra-conservatrice vient de mordre la poussière et perdre son poste de premier-ministre là-bas, il n’y aura plus que Bush et le cow-boy albertain pour défendre l’indéfendable en environnement et par rapprt à l’idéologie de faucon dans plusieurs autres dossiers (immigration, défense, justice, etc). Le tort que cause le parti conservateur à la tradition modérée du Canada par rapport à l’engagement militaire d’une part, et la rupture engagée par ce parti en ce qui concerne notamment les questions de reconnaissance des droits des autochtones, de la peine de mort, de la convention de Genève et de la torture, ces torts donc entacheront la réputation du Canada longtemps après que Har-peur et sa gang auront terminer le travail de démolition au nom des financiers, des industriels et de la droite ultra-religieuse qui le soutiennent idéologiquement et financièrement.

Espérons que les québécois sauront reconnaître cela et ne pas se laisser berner par quelques petites mesures vides comme la reconnaissance de sa participation (sans droit de parole officiel cependant!) à l’UNESCO ou la reconnaissance (qui ne s’accompagne d’aucun droit ou mesures particulières et n’est que symbolique) qu’une nation québécoise peut exister si et seulement si elle est dans un Canada uni.

Faute de mieux, il nous faut appuyer le Bloc et le galvaniser afin qu’il engage le plus tôt possible les autres partis d’opposition dans la chute du gouvernement conservateur; surtout si cela se passe sur la question de l’environnement ou sur la politique étrangère. John Baird et Maxime Bernier, dans leurs rôles respectifs, sont inexpérimentés, que des coquilles vides pour véhiculer par les grandes gueules qu’ils ont, le message de leur chef. Si on dépasse juste un petit peu le message officiel du chef, ces deux matamores seront vite désarçonnés et croulera rapidement la thèse conservatrice sur ces deux sujets.

~ par delorimier sur 24 novembre 2007.

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