Harper veut votre bien… et il l’a déjà!

Manifestement ceux qui vantent l’année Harper n’ont pas pris le temps ou porté attention aux commentaires, ni aux analyses des moults analystes et columnists cités dans la presse anglo-canadienne en générale et très conservatrice en particulier, ni aux analyses faites de l’année Harpeur lors de l’intéressante émission « Les coulisses du Pouvoir »… mais c’est vrai, tous ces gens doivent être soit des sympatisants libéraux ou des séparatisses trop partisans pour apprécier l’excellent travail de l’ancien idéologue du séparatisme albertain (1989 à 1999) et de la naissance du Reform party of Canada (1999 à aujourd’hui) et sa vision très néo-cons à l’américaine qui font en sorte que les ontariens le tiennent en aversion…

Louis Cornelier dans Le Devoir du 8 juillet 2006 : (selon un livre du Dubuc, Le vrai visage de S. Harper)

« Se souvient-on, par exemple, que Harper, en 1996, à titre de député réformiste, a déposé à la Chambre des communes un projet de loi qui allait inspirer la fameuse Loi sur la clarté de Stéphane Dion? Qu’il a prononcé, à la même époque et au même endroit, un discours niant la théorie des deux peuples fondateurs? Qu’il a répété à plusieurs reprises, avant de devenir chef du Parti conservateur, que le français n’était pas menacé au Québec et que, s’il laissait l’Assemblée nationale légiférer dans le domaine linguistique, ce serait toujours, bien sûr, en lui imposant la chape de plomb de la Charte des droits?
Se souvient-on que Harper, alors qu’il dirigeait, à la fin des années 90, la National Citizen’s Coalition, un groupe de pression néolibéral, « a recueilli des fonds pour soutenir la cause des parents francophones du Québec qui voulaient pouvoir envoyer leurs enfants à l’école anglaise » et qu’il a appuyé la croisade de l’avocat Brent Tyler contre l’affichage à prédominance française?
Peut-on croire aux sympathies pro-québécoises de Harper quand on sait qu’il a quitté le Parti progressiste-conservateur de Brian Mulroney pour participer à la fondation du Reform Party de Preston Manning en réaction à deux événements, c’est-à-dire l’octroi du contrat d’entretien des CF-18 à la compagnie québécoise Canadair plutôt qu’à l’entreprise Bristol de Winnipeg ainsi que le fameux accord du Lac-Meech?
Harper, en effet, s’opposait au concept de « société distincte » appliqué au Québec dans ce dernier document, de même qu’au statut spécial accordé au Québec par l’accord de Charlottetown parce qu’il dérogeait au principe de l’égalité des provinces. Un ami du Québec, cet homme qui accordait du crédit aux thèses du boutefeu Peter Brimelow, auteur d’un essai intitulé The Patriot Game, dans lequel il affirme que la culture politique interventionniste québécoise nuit au rapprochement entre Américains et Canadiens et que la partition du Québec, en cas d’indépendance, serait souhaitable? »

La version édulcorée de M. Harper dont fait l’éloge M. Trudel dans son commentaire publié dans Le Devoir, n’en est pas moins idéologue pour autant. Sachant qu’il doive diluer le message jusqu’à le dénaturer quand il est au Québec, sachant que ses visites dans la province francophone doivent être faites à l’insu le plus possible de la presse nationale (à Cacouna par exemple) pour qu’une distance se crée entre l’apparent leste jeté par pur électoralisme aux tenants du vieux fond bleu conservateur de l’est québécois et la base qui le soutien dans son Alberta natale qui grogne quand elle perçoit quelconque ouverture à ces « chiens de séparatistes » pour paraphraser un columnist su Sun de Calgary, c’est les actions de ce Harper que vante M. Trudel…

La nation québécoise : dans un discours à Leduc en Alberta devant des sympatisants du Reform party devenus conservateurs, M. Harper avouait le peu de portée autre que symbolique que conférait la dite motion de reconnaissance de la nation québécoise DANS UN CANADA UNI.

La représentation québécoise à l’unesco : m. Bernier et Mme Verner se sont chargés de faire la preuve que la voix du Québec à ce forum somme toute assez marginal, n’était que symbolique car devant faire l’approbation des représentants canadiens avant toute diffusion.

le désiquilibre fiscal : M. Charest, Bachand et Mme Jérome-Forget, des sympatisans séparatisses aux yeux de M. Trudel j’imagine, ont tous affirmé que compte tenu de l’augmentation EFFARANTE des surplus engrangés par Ottawa chaque trimestre, le désiquilibre fiscal était loin d’être réglé. En fait l’écart se creuse encore chaque jour sous le gouvernement conservateur compte tenu qu’il coupe des pans complets de services aux provinces, certains essentiels, comme le programme de contestation judiciaire, ou les services d’ombudsman chargés de s’assurer de la bonne gestion dans les différents ministères, trop inféodés selon M. Harper, aux libéraux (on n’a qu’à penser au traitement cavalier que l’on a réservé à celui de la défense nationale et à la dame de la régis de l’énergie atomique et nucléaire).

Mais non!!! voyons, TOUT CE BEAU MONDE A TORT!!! ET M. HARPER VEUT NOTRE BIEN…

ET CROYEZ MOI, À COUP DE 10 MILLIARDS DE SURPLUS À TOUS LES 4 MOIS, VOTRE BIEN, IL L’A DÉJÀ!

~ par delorimier sur 23 décembre 2007.

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