Le mépris n’a qu’un temps…

Ma putain de tondeuse est morte aujourd’hui, dans le pire des moments, quand le parterre avant de la maison avait des airs de Mr T. Hirsute en plus. Gros dilemme. Je saute dans le pick-up en direction du magasin d’outils de Saint-André-Avellin, d’un coup que je pourrais y trouver une tondeuse 2010 passée date pas cher… tsé…

Misère, Roger m’annonce que ce fut sa meilleure saison de tondeuse à vie et qu’il ne lui reste que deux Honda, « réduite » (de 15 $!!!), à 640 balles…

À ce prix là, je me dis que deux-trois coup de pieds dans ma vieille et peut-être que je vais en venir à boutte…

J’en suis à m’arracher la rotule de l’épaule à re-re-re crinquer cette ferraille quand j’aperçois ma voisine, Claire, qui termine son gazon bien assise sur son Cub Cadet flambette, le sourire fendu jusqu’aux tempes… Depuis la fête du Canada c’t’année, on a une relation un peu plus froide. J’ai encore de travers l’épisode des drapeaux… surtout celui sur son Cub Cadet. D’la marde. Ma vieille ferraille m’a évité l’affront de promener mon cul sur sa tondeuse de Gratton.

Comme le fonctionnement de ma tondeuse est pour le moins épisodique, à la radio, j’entends Maisonneuve qui évoque les 15 ans du référendum de 1995 plus tard cette semaine. Le lien est savoureux entre les nouvelles trouvailles de La Presse Canadienne et les généreux contrats de publicité sans appel d’offres baby, du parti libéral de John James Charest à des copains… Toute est dans toute comme on dit.

Pis là ma tondeuse repart. Je me perds dans mes pensées. Le mot cynisme, le concept en fait. On parle de cynisme envers la classe politique. Je ne sais pas pour vous, mais depuis 2003, ce n’est pas tant la « classe politique » qui attise le cynisme des Québécois, mais plutôt la mouture de Charest du parti libéral!!!

Pourquoi donc me demande-je, entre deux coups de crank. Et la réponse me vient, comme l’effluve des émanations d’un moteur deux-temps qui tarde à rendre l’âme, qui pue l’huile passée date et l’exhaust carbonisé… ( bref comme ce régime libéral quoi! )

La désaffection, le ras-le-pompon et l’écoeurantite aiguë des Québécois envers « la politique » est la réponse d’un peuple qui est tanné de se faire enculer par un régime libéral qui use du cynisme comme d’un moyen politique pour se garder en place. C’est bien différent!!!

Ça sert à quoi de s’égosiller à l’Assemblée Nationale dans l’opposition quand le Frisé l’autre bord de la pièce s’en crisse de ne JAMAIS répondre à AUCUNE question. Pas grave. Le cynisme pour lui, c’est une arme, une corde à son arc. Pire… au prix de ternir le principe démocratique de tout un peuple (pas grave, quand t’es Canadien avant tout et que l’Assemblée Nationale c’est un club école…), John James Charest s’appuie sur le cynisme, l’encourage, l’attise, afin de se garder en place. Le mépris n’a qu’un temps et pour sa couardise, cet homme passera à l’histoire comme le pire premier ministre de l’histoire du Québec. Pire que Duplessis. Faut le faire!

Des exemples de sa stratégie politique basée sur le cynisme! Alors qu’il n’en pouvait plus d’être minoritaire, Charest déclenche des élections à deux semaines de Noël en 2008 en pour s’assurer que le taux de participation soit bas. Il sait très bien qu’historiquement, depuis 1976, chaque fois que le taux de participation est plus élevé que 74 %, le PLQ est réduit à l’opposition. Et vogue la galère avec le plus faible taux de participation de l’histoire. Encore… Alors que Charest est fier d’avoir repêché M. « moi je ne fais pas le trottoir » Diamond à l’été 2009, pour lui donné l’ombre d’une chance dans une partielle qui se tient dans un comté francophone, cherchant toujours le plus faible taux de participation possible, ce « Grand Bâtisseur de la Nation Québécoise » autoproclamé choisit le creux des vacances de la construction. Personne n’est dupe, cuisante défaite.

Ce cynisme s’exprime cependant, par-dessus tout, par l’usurpation qu’a orchestré le PLQ de tous les leviers nominatifs de la société québécoise et de tout l’appareil économique institutionnel, qu’ils soumettent au diktat du financement du parti libéral du Québec. Grâce au travail de nombreux journalistes qui font leurs choux gras par le biais toujours plus nombreux de collaborateurs qui osent dénoncer ce cancer et de multiples demandes d’accès à l’information qui réussissent à montrer au grand jour l’industrie de « la corruption libérale » pour paraphraser M. Charest lui-même, ce régime s’écroule, chaque jour, de façon toujours plus honteuse.

M. Charest encaisse les coups à la période de question. M. Teflon espère, encore, que le cynisme pourra le sauver. Mais le mépris qu’il affiche, jour après jours, envers cette nation qu’il répudie par ses actions, est irréversible. Comme leurs frères fédéraux, les libéraux du Québec connaîtront un long exil car les Québécois sont bonasses, ils encaissent comme pas un, mais ils sont aussi, comme bien d’autres peuples que l’on a trop longtemps enculé, un p’tit brin rancuniers.

~ par delorimier sur 28 octobre 2010.

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