Ce que nos amis du ROC ne feraient jamais: abandonner son droit à la représentation

Depuis la diffusion de la nouvelle (Radio-Canada, 5 juillet) du peu de représentativité de la part des élus du NPD dans la province de Québec, de nombreux médias ont fait part des conséquences, parfois très fâcheuses, de l’absence d’une représentation pour un comté au niveau fédéral. Certes la député Laverdière (la remplaçante de Gilles Duceppe) a tenté d’invoquer le manque de temps, la charge de travail inhérente à une nouvelle députation, mais cela ne tient tout simplement pas la route.

La dernière livraison du Hill Times, journal de la Chambre des Communes taille en pièce ces justifications parfois par la bouche même des stratèges politiques néodémocrates! La vérité c’est que le parti de Jack a CHOISI de mettre ses billes ailleurs, de livrer certaines batailles « nationales » (comme l’obstruction parlementaire dans le dossier de Postes Canada) car elles sont plus payantes pour le parti, à la recherche d’une crédibilité à l’échelle du pays.

La conséquence pour le Québec de son coup de gueule du 2 mai dernier est l’abandon de son droit de représentation auprès d’un des paliers du gouvernement qui gère plus de la moitié de ses impôts! Des nombreux citoyens, organisations et compagnies ont fait part publiquement des conséquences fâcheuses de leur impossibilité et des difficultés de communiquer avec leur député NPD. Car on oublie souvent qu’un des rôles fondamentaux du député, peu importe sa bannière, est d’aider le citoyen qu’il représente à s’orienter auprès des arcanes complexes du gouvernement fédéral. Et les demandes d’aide qu’un député doit faire cheminer sont nombreuses!

Dans la région de la Petite-Nation par exemple, le collectif des Créateurs de la Petite-Nation n’a pas été capable, malgré d’incessantes tentatives, de joindre la député Freeman. Ce petit organisme a dû sacrifier une partie de son financement subventionnaire qui autrefois était aidé par le député local, un résidant de la Petite-Nation qui connaissait bien la région et son tissu socio-culturel. La même chose a été rapportée par rapport à un groupe de défense des milieux humides de Chambly, par un collectif de citoyens de Lavaltrie qui attendait une réponse de financement fédéral pour la construction d’installations sportives pour les jeunes, et encore hier, c’étaient le maire de Québec, les représentants du chantier maritime Davies et les députés du parlement Québécois qui dénonçaient l’absence de représentation des 5 députés NPD de la région de Québec à qui l’on interdisait de se prononcer sur les revendications de l’important employeur de Québec. (lire : http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/actualites/politique/201107/05/01-4415343-le-npd-trebuche-sur-la-davie.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_quebec_545_section_POS3)

En passant, lors de discussions avec des collègues de bureaux ontariens, certains qui savent mon intérêt pour la politique, on m’a questionné sur le coup de tête des Québécois, surtout sur ceux qui ont choisi des députés qui résident dans une autre province, parfois qui ne parlent même pas leur langue. Imaginez la petite communauté de Sault-Ste-Marie qui choisit un résidant unilingue francophone de Victoriaville… Le concept même est impensable pour eux, et je passe les commentaires que provoque la question.

~ par delorimier sur 6 juillet 2011.

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