1812 : révisionnisme historique néoconservateur honteux!

Je commence en citant un intellectuel que je respecte grandement, Joseph Facal (oui j’ai vertement critique sa décision de continuer à collaborer avec le journal de mourial pendant le lock-out)…

« Deux fois, les Québécois ont choisi de rester dans le Canada. Il était donc inévitable que le gouvernement fédéral imposerait sa lourde présence dans les célébrations du 400e anniversaire de Québec, ainsi que son interprétation de l’histoire.
La souveraineté nous aurait épargné tout ça. Nous en avions les moyens, l’occasion, et je reste persuadé que nous ne l’aurions jamais regretté.
Il est vrai que diverses interprétations de cet événement sont possibles. Mais qu’on ne nous prenne pas pour des imbéciles.
Ottawa veut imposer l’idée que la trajectoire française en Amérique est indissociable de son appartenance canadienne. Bref, qu’il n’y a aucune différence de nature entre le Québec et l’Acadie, juste une différence de poids. »

Le révisionnisme historique est une tare qui rappelle, en toute époque, de tous temps, les régimes totalitaires. Il y a quelques années, le gouvernement Harper, alors minoritaire, avait tenté d’imposer sa relecture de l’histoire de la fondation de la ville de Québec afin de façonner de toutes pièces une identité canadienne FAUSSÉE, basée sur des prémisses historiques biaisées, ce qui intellectuellement dégoûtant. Notons qu’il est aidé en cela par le fait que « Capitaine Canada », Jean Charest, et son gouvernement, sont des fidèles supporteurs du multiculturalisme canadien et qu’ils ont dépossédé les jeunes générations de l’enseignement de leur histoire nationale.
Joseph Facal encore :

« L’usage des symboles n’est jamais non plus innocent en politique.
Or, le premier rôle dans ces célébrations est occupé par la gouverneure générale. Cette fonction n’existe que parce que les armées britanniques en 1760, puis l’Acte d’Union en 1840, ont ravalé les descendants des colons venus de France au rang de minorité ethnique.
Voilà un fait irrécusable, pas une interprétation relativiste parmi d’autres. Que Michaëlle Jean ose parler en notre nom illustre notre condition néocoloniale et devrait nous remplir de honte. »

La relecture que fait la nouvelle mouture du gouvernement Harper, majoritaire, plus radical, plus déterminé, de la guerre de 1812 est en continuité avec le révisionnisme historique qui a caractérisé sa commémoration du 400e de Québec. Les Québécois doivent condamner fortement ce type d’exercice et exiger que les jeunes d’ici recommencent au plus vite à recevoir des cours d’histoire nationale du Québec dignes de ce nom.

Quelques pistes de lectures :

http://lejournaldequebec.canoe.ca/journaldequebec/politique/federale/archives/2011/10/20111011-210414.html

http://www.cyberpresse.ca/le-droit/actualites/actualites-nationales/201110/12/01-4456633-de-la-fiction-sindigne-un-historien.php

http://www.ameriquebec.net/actualites/2009/01/16-operation-1759.qc

http://www.politiquebec.com/forum/topic29415.html

http://www.josephfacal.org/jai-honte/

http://voir.ca/josee-legault/2009/09/04/linculture-au-pouvoir/

~ par delorimier sur 14 octobre 2011.

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