Alors Jean Charest… une petite blague ce matin?

20120426-090306.jpg

« Le recours à la violence est le propre des régimes moribonds qui s’accrochent au pouvoir au prix de tabasser leurs enfants… »

Les images sont troublantes, on les voit partout. Mais on ne voit jamais le portrait d’ensemble. Les trois premières heures d’une marche de milliers de personnes qui descendent en très grand nombre, spontanément indignés par l’incurie de leur gourvernement. Trois heures de protestation pacifique. Le souci, même, des factions les plus militantes du mouvement étudiant que le tout se passe dans le calme. C’est la réponse qu’il faut opposer à l’incurie du gouvernement: la force du nombre, la démonstration de l’engagement dans la lutte loin des débordements dont se sert la ministre pour discréditer et diviser le mouvement étudiant.

Un gouvernement odieux et corrompu. nUn gouvernement qui rit à la face du sang et de la casse :

http://www.youtube.com/watch?v=xcVMe5HLF_Q

Un gouvernement qui n’a plus la légitimité de gouverner, un gouvernement qui use des leviers de l’état depuis longtemps afin de servir les intérêts des amis du parti, un classique de népotisme à la sauce Duplessis. Un gouvernement qui mérite l’opprobre. Mais surtout, dans la plus abjecte des traditions des régimes moribonds qui s’accrochent au pouvoir, un gouvernement qui montre depuis des semaines qu’il est prêt à sacrifier la jeunesse, à tabasser ses enfants, à recourir à la brutalité des tactiques d’intimidations policières sur le dos d’un groupe social vulnérable, les étudiants, dans le seul but de capitaliser sur les gains politiques qu’il POURRAIT en bénéficier. Du pur opportunisme politique nourrit par le sang, les crânes brisés, les rêves décapités de sa jeunesse.

Votre gouvernement Jean Charest (vous ne méritez certainement pas que l’on vous appelle monsieur et vous montrez votre vrai visage, qui n’a rien d’honorable) est ignoble. Des milliers de personnes l’on constater dans les rues de Montréal, encore, hier soir.

Le prétexte sur lequel s’appuie votre gouvernement pour faire la « passe » aux étudiants est odieux. Une goutte d’eau dans l’océan de la corruption et la collusion qui font transiter beaucoup plus en cash dans vos bureaux pour soutenir votre régime que tout ce que vous pouvez espérez aller chercher dans les poches des plus pauvres de la société.

Par opportunisme politique vous avez reculé quand il fut question du gaspillage de l’UQAM à l’Îlot Voyageur, du Suroît, du Mont-Orford, vous n’avez pas bronché quand on a appris la perte de 40 milliards du bas de laine des Québécois, la CDPQ, par souci de nourrir le régime vous avez perverti le système d’attibution des places en garderies, que vous avez assujetti aux impératifs de financement occulte de votre parti, vos nominations partisanes aujourd’hui vous servent bien alors que des juges associés au parti libéral écoutent des avocats militants libéraux qui défendent des étudiants pro-hausse qui forment des associations comme le MESRQ, fortement noyeautés par des jeunes libéraux… ainsi va la roue, ainsi se nourrit le régime…

Fort de ce bilan honteux, cette feuille de route qui ferait exploser la rue dans d’autres contrées où la tradition militante est plus virulente qu’ici, c’est en traînant tout l’odieux de votre régime moribond que vous vous présentez devant les étudiants en leur faisant la morale!!! Ils sont peut-être jeunes, mais ils ne sont pas dupes. Leurs représentants s’expriment avec la verve et l’aplomb qui font rougir les gueules de bois que vous nous envoyer chaque jour ressasser vos cassettes indigestes.

Dans les moments de crise, alors qu’on s’attendrait du gouvernement qu’il calme le jeu, qu’il se place en tant que fiduciaire du bien commun, vous avez choisi, par le truchement des mots de votre ministre de l’éducation hier, l’ultime appel à l’opportunisme politique, le scénario de la division et de la confrontation. Au diable la paix sociale, au diable la mise au rencart des intérêts du parti. C’est pas avec une cassette que Line Beauchamp a rencontré la presse hier après midi, c’est avec un jerry can. Ce qu’elle a dit aux étudiants c’est : « Go fuck yourself ».

La ministre qui condamne ad nauseam la violence mais qui l’encourage à grands renforts de stratégie de confrontation soigneusement planifiée dans vos officines où les sondages que vous commandez à des firmes amies, que vous publiez dans des journaux complaisants, cette ministre donc tourne les talons en conférence de presse et ne daigne jamais répondre de la violence de votre régime, et elle ne répond pas non plus quand on lui demande quel effet peut avoir les luxueuses rencontres de recteurs « riches en tabarnak » dans le sud, en première classe, sur le bras de la gestion caduque de leurs institutions… Non, à ça pas de réponses. Elle ne répond jamais non plus des bris de la trève par les nombreuses injonctions faites pendant la période où elles ne devaient pas avoir lieu. De la mauvaise foi en boîte par un régime moribond.

Nous, population du Québec, espérons que les aimez en tabarnak vos sondages et que vous déclenchiez des élections avant que votre incurie pousse la majorité silencieuse dans la rue. Excédés par tant de corruption, tant de copinage, par tant d’arrogance et de mépris, il ne faudra pas vous surprendre que les Québécois prennent la rue. Pas seulement des étudiants, mais du vrai monde (car pour vous les n’étudiants n’en sont pas manifestement), vraiment excédés et prêts à tout pour vous crisser dehors.

~ par delorimier sur 26 avril 2012.

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

 
%d blogueurs aiment cette page :