A-50 : Cette autoroute qui n’en n’est pas une…

Et bien voilà, après tant d’années, j’ai pu me rendre au bureau ce matin en passant par la nouvelle autoroute 50. Tel que promis, voici quelques statistiques et mes premières impressions.

Trajet habituel entre mon domicile et le bureau par la route provinciale 148 avant : 74 km.

Trajet actuel entre mon domicile et le bureau en empruntant la nouvelle 50 : 68 km.

Constat : oui le nouveau trajet me fera économiser de précieux kilomètres à long terme.

Il est à noter que mon employeur encourage le télétravail et qu’heureusement je n’ai pas à faire ce trajet tous les jours. Cependant, on vend l’accessibilité à la Petite-Nation par cette nouvelle autoroute comme une façon d’accéder à la quiétude d’une banlieue plus éloignée et il y a fort à parier que les développeurs de quartiers comme BRIGIL continueront leur étalement vers l’est. Le village de Thurso est le prochain en liste et les bungalows de banlieue y poussent déjà…

En temps, je ne peux dire qu’il y aura des économie à réaliser. J’organise habituellement mon départ afin de me rendre à Hull sans le tracas de la congestion monstre du pont Des Draveurs à Gatineau (entre 6h30 le matin et 8h15 environ. Là où le bât blesse, c’est sur la 50.

Il y a bien quelques zones de dépassement entre Papineauville et Buckingham, là où l’autoroute prend la forme des 4 voies en permanence, mais c’est bien insuffisant. Ce matin, le débit de circulation était faible entre Papineauville et Plaisance mais entre Plaisance et Thurso, une longue file d’autos s’était formée derrière les camions lourds qui, inévitablement, se regroupent. Ainsi, les zones de dépassement sont trop peu fréquentes et trop courtes pour le débit de circulation. Entre Thurson et Buckingham, une file d’autos et de camions à perte de vue devant et derrière moi. On fait à peine 80-85 km/heures.

Le plus inquiétant est que, dans ces circonstances, la témérité- voire l’impatience- de certains usagers de la route met en danger l’ensemble des conducteurs : dépassements par la droite en zone de rétrécissement de voie de dépassement, dépassements illégaux en situation de ligne double, déjà à mon premier matin!

Et c’est là le problème avec cette autoroute qui n’en n’est pas une. D’une part, les municipalités veulent profiter de cette infrastructure pour attirer des nouveaux citoyens chez elles, on augmente la densité de la population en vantant l’accessibilité plus facile à la ville d’où partent ces nouveaux « loin-banlieusards »; mais en contrepartie, ce débit plus grand de circulation amplifie la congestion sur une autoroute à voie simple. Et n’en doutons pas, quand il y a de longues lignes droites sans zones de dépassement, certains zélés n’hésitent pas à se lancer, au péril de la sécurité de tous.

Bref, côté temps, l’autoroute 50 ne promet pas de réaliser de grandes économies compte tenu de sa configuration actuelle.

Terminons par un aspect plus positif. Ceux qui avaient emprunté le tronçon entre Papineauville et Fassett ont vite fait de reconnaître la beauté du paysage, des points de vue. Et bien j’ai bien aimé aussi le paysage entre Plaisance et Thurso. Les bâtiments de ferme, ces terrains vallonneux, nos forêts aux essences diversifiées et ces érablières, partout, parfois dissimulées et abandonnées. Comme on est forcé à la patience sur cette autoroute qui n’en n’est pas une, autant prendre le temps de se délecter du paysage…

~ par delorimier sur 27 novembre 2012.

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