#AssNat : SONDAGES. Surtout ne pas se fier au titre de La Presse…

Quelques constats par rapport aux sondages publiés aujourd’hui dans La Presse et Le Devoir.

Commençons par le Léger dans Le Devoir

A) Le groupe Léger a investi dans la construction d’une base de données (LégerWeb) depuis quelques années afin de pouvoir s’y référer de la façon la plus représentative possible quand ils doivent procéder à des enquêtes d’opinion. Voici la méthodologie citée par Léger dans son enquête de ce matin :

« Les répondants de cette étude ont été sélectionnés aléatoirement à partir du panel Internet LégerWeb,comprenant plus de 400 000 ménages canadiens (dont plus de 185 000 au Québec) selon un
procédé de stratification des listes assurant la représentativité optimale des répondants. »

On doit donc tenir compte que la représentativité de tout sondage Léger se fait à partir de cette base de données qui compte 185 000 foyers québécois. Cependant, Léger s’assure de contrôler la représentativité de son panel web :

« Les panélistes ont été recrutés aléatoirement à partir des enquêtes téléphoniques de Léger. De nombreux contrôles de qualité assurent la représentativité et la fiabilité des sondages Léger Marketing issus de son panel. »

Cette méthode d’enquête a été éprouvée scientifiquement et est généralement considérée fiable.

B) Le Parti Québécois (33%) demeure en tête dans les intentions de vote. Il semble plutôt y avoir eu un glissement des intentions de vote des Libéraux vers la CAQ puisque le PLQ a perdu 4% en un mois (27%), alors que la CAQ a gagné
5% depuis le mois de novembre (27%).

C) Chez les francophones, le PQ domine à 40% des intentions de vote alors que la CAQ suit à 27% et le PLQ peine à 17%; Québec Solidaire fait un bon score à 10% tandis qu’Option Nationale demeure très marginale à 1%. Chez les anglophones/allophones, le PLQ mène à 61% alors que la CAQ récolte 24% et le PQ péréclite à seulement 4%.

D) L’analyse des intentions de vote depuis le mois de mars dernier montre que le PQ a consolidé sa base électorale à 33% mais qu’il ne semble pas être capable de s’accaparer les pourcentage manquant à sa majorité. Sur la même période le PLQ a perdu sept points alors que la CAQ semble avoir stabilisé son appui à 27%. Notons qu’en décembre 2011, lorsque la CAQ est entrée en force dans l’arène politique son « peak » de popularité était de 37%.

E) Quelques mots sur l’enquête de popularité des personnalités politiques. En juin 2012, seulement 34% des gens sondés par Léger disaient avoir une bonne opinion de Pauline Marois. En dépit d’une couverture médiatique lui étant souvent hostile dans certains groupes de presse comme Gesca ou Cogeco- sans compter les attaques mesquines de la radio-poubelle privée- ce pourcentage s’est apprécié à 44% depuis son élection, la plus forte croissance de popularité au Québec après la co-porte-parole de Québec, Françoise David, qui récolte 48% d’approbation (pour 25% de gens qui disent ne pas la onnaître) alors que Jacques Duchesneau est solide à 48% et Legault aussi à 47%. Mais dans le cas du chef caquiste, ce pourcentage ne s’est pas accru car il récoltait le même score en juin.

Le sondage CROP/La Presse

Nous accordons peu de crédibilité aux sondages CROP en général pour diverses raisons. D’abord, contrairement au sondage Léger, aucune méthodologie élaborée n’accompagne ce sondage et pas de lien dans la version wèbe sur cyberpresse vers l’enquête statistique détaillée. Les seules indications sur la méthodologies sont : « C’est ce que constate la maison CROP dans une enquête réalisée du 5 au 10 décembre auprès de 1000 internautes. »

Comme on connaît les lines de proximité entre La Presse et CROP mais surtout entre la firme de sondage et GESCA, nous entretenons de sérieuses réserves quant à la légitimité de ces sondages.

Ce qui crève les yeux c’est l’indéquiation entre le titre de l’article dans La Presse : « Les Québécois insatisfaits du gouvernement Marois » et ce que révèlent les chiffres dans le sondage!

Après une semaine ou La Presse où La Presse s’est particulièrement distinguée par la publication quotidiennes de textes assassins sur l’intégrité, les politiques de gouvernance où même des attaques mesquines sur les avoirs de Pauline Marois elle-même, ce que l’on constate c’est que l’hostilité parente de GESCA envers le PQ ne donne finalement que peu de résultats. On pourrait penser que les Québécois s’imperméabilisent contre le parti-pris politique des Pratte, Dubuc, Gagnon et compagnie.

On trouve bien un taux de satisfaction de 39% de la gouvernance Marois dans le CROP mais compte tenu de qui le publie, et bien que cela ait descendu des 44% de novembre dernier, on est très loin des désaprobations de 80% des Libéraux. Denis Lessard écrit : « La cohorte des insatisfaits grossit. Ils comptaient pour 48% des répondants au début du mois de novembre avant de passer à 51% après le budget. Ils sont désormais 54% de citoyens à être mécontents du gouvernement Marois ».

Nous répondons à cela que compte tenu d’une couverture médiatique parmi la plus hostile que le Québec n’ait jamais connu de la part d’une grande partie de la presse québécoise, que les appuis au gouvernement Marois se consolident est plutôt surprenant.

D’ailleurs, les chiffres des intentions de vote du CROP disent exactement le contraire de ce que titre Lessard!

« L’insatisfaction envers le gouvernement ne se transpose pas dans les intentions de vote, cependant. Le Parti québécois (PQ) conserve une bonne longueur d’avance sur ses adversaires. Si des élections avaient eu lieu cette semaine, le PQ aurait été en meilleure position que le 4 septembre avec 36% des suffrages après répartition des 13% d’indécis et de personnes qui ont refusé de répondre. Le PQ avait obtenu 32% des voix aux élections. »

Sinon, CROP en arrive au même constat que Léger par rapport èa l’appui des libéraux chez les francophone :

« Par segment d’électorat, on constate que l’appui au PLQ chez les francophones reste anémique, avec seulement 17% – la CAQ récolte 28% des intentions de vote des francophones et le PQ, 42%, «une avance substantielle», note Youri Rivest. Les libéraux raflent la part du lion chez les non-francophones avec 74% d’intentions de vote. Dans l’île de Montréal, le PQ est en avance avec 37% d’appuis, suivi du PLQ avec 34%. La CAQ est loin derrière avec 16%. La Coalition se rattrape dans la banlieue. Avec 29% d’intentions de vote, elle devance le PLQ, qui obtient 26%. C’est toutefois le PQ qui domine dans la banlieue avec 36% d’appuis. À Québec, la CAQ obtient 38% des intentions de vote – une nette avance sur ses adversaires. En région, avec 38% aussi, c’est le PQ qui a la cote. »

À la lumière de ce que nous pouvons constater des chiffres publiés par CROP et cités dans l’article de Denis Lessard, comment justifier le titre de cet article?

~ par delorimier sur 15 décembre 2012.

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