#Polqc À quoi joue le ministre Alexandre Cloutier! Le #FrontUni avant les intérêts #PQ!

À quoi joue Alexandre Cloutier! Laissez-moi reprendre la formule pour l’adapter-c’est inévitable- à la réponse du ministre péquiste Alexandre Cloutier qui répondait aux journalistes dans un « scrum » à la question de savoir si le PQ était intéressé à explorer des alliances avec d’autres partis souverainistes.

Laconique réponse : « C’est ce qu’on fait depuis que l’on est au pouvoir, tenter de gagner des gens à notre cause! »

Une polysémie assumée, mais pas fortuite. Le message de Cloutier, et du PQ, est clair : la souveraineté, c’est chez nous que ça se passe. Car personne n’est dupe, le « notre » de Cloutier, c’est celui de la machine PQ. Dans l’état actuel des choses, il semble bien que le PQ ait décidé de faire cavalier seul et de miser sur sa machine électorale. Voilà qui déçoit beaucoup.

Jean-Martin Aussant la connaît mieux que quiconque cette machine, et il a très bien saisi la nature du message de son ancien collègue Cloutier. Aussi ne faut-il pas se surprendre si Option Nationale demeure tiède devant la réaction du PQ. Je l’ai déjà écrit, le parti de J-M Aussant demeure à l’heure actuelle le plus dynamique mouvement souverainiste qui gagne de plus en plus de sympathisants à sa cause. Et contrairement au PQ, il fait le plein de jeunes souverainistes. Ce serait une grave erreur du PQ que de continuer à ignorer le parti de J-M Aussant.

Le cas de Québec Solidaire est différent. Le co-porte-parole (que ça sonne mal…) de QS, André Frappier, lorsque questionné lui-aussi sur la convergence souverainiste, s’est campé dans l’ambigüité habituelle de cette formation politique versus la question nationale. Oui, mais à condition que ce soit à gauche. Frappier a peu parlé d’indépendance, il a parlé de déficit zéro et des autres irritants que QS reproche au PQ. La meilleure façon de cultiver « l’ambiguïté nationale » c’est de lier la question de l’indépendance à une inclinaison de gauche. On fédère ainsi des progressistes qui acceptent le prédicat mais qui savent très bien qu’il est peu probable, voire impossible. C’est aussi ce qui explique que tant de fédéralistes progressistes appuient QS. De la même façon Amir Khadir pouvait appuyer le NPD de l’ancien d’Alliance Québec Tom Mulcair; la gauche avant l’indépendance.

À mon humble avis, la convergence souverainiste doit absolument faire de l’absence d’inclinaison politique gauche-droite un de ses fondements car l’indépendance n’est ni à gauche, ni à droite; cette question sera résolue quand les Québécois indépendants se prononceront sur le type de gouvernance qu’ils préfèrent. Comme dans toute démocratie. Ce postulat forcera les membres de QS de se positionner sur la question de l’indépendance sans la lier à l’inclinaison politique.

Politiquement, la balle est dans le camp du PQ. Le parti de Pauline Marois est affaibli par sa gouvernance minoritaire, il est vrai, à cause des attaques des autres souverainistes, mais aussi pris à partie par une couverture médiatique souvent hostile, du moins complaisante de l’option fédéraliste.

Le PQ n’arrive pas, seul, à atteindre le seuil des appuis électoraux qui lui permette d’accéder à la majorité parlementaire. Nous savons que le PQ planche actuellement sur une stratégie de trois chantiers liés à sa gouvernance afin de convaincre les Québécois de l’appuyer. Voilà un signal clair que le PQ entend foncer seul lors de la prochaine élection. Voilà qui serait périlleux car je ne crois pas que le PQ puisse se remettre d’une autre déconfiture électorale. Imaginons le scénario où le PLQ reprend les rennes de l’état avec la CAQ qui détient la balance du pouvoir. Un tel gouvernement pourrait survivre beaucoup plus longtemps que le PQ minoritaire. La droite fédéraliste de retour au pouvoir.

Pour éviter ce scénario qui est loin d’être farfelu, le PQ doit absolument s’ouvrir aux tractations de la convergence souverainiste de façon constructive. Il est grand temps que des militants péquistes militent activement à l’intérieur des instances du PQ pour que la tour d’ivoire perçoive ce message clair : « l’indépendance avant les intérêts proprement péquistes! ».

Le PQ demeure une force politique puissante et nombre de souverainistes espèrent que cette force se marie avec le dynamisme des troupes de Aussant et les indépendantistes progressistes de Québec Solidaire afin de créer un Front Uni des Souverainistes qui, lui, sera très difficile à faire dérailler.

Mais si le PQ continue à s’entêter à faire cavalier seul, il le fera au prix de sa crédibilité, et qui sait… au prix de son existence.

~ par delorimier sur 9 avril 2013.

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