#POLQC La #Loi14 L’éléphant dans la pièce a remué le petit orteil et a atteint la fragile faïence linguistique…

Depuis le 4 septembre dernier, date de l’élection du Parti Québécois et de Pauline Marois, quelque chose s’est brisé dans la prison de verre qu’est le Québec. L’éléphant dans la pièce a remué le petit orteil et a atteint la fragile faïence linguistique… La réaction fut immédiate. Les paroles de Richard Henri Bain résonnent encore « English will wake up!!! ». Une décennie de complaisance linguistique libérale et d’absence de toute défense de la langue française n’étant pas assez, l’œuvre libérale demeurant incomplète, l’assimilation n’était pas terminée!

Doit-on rappeler à nos concitoyens anglophones que le PQ a été élu DÉMOCRATIQUEMENT, que ce n’est pas un groupe terroriste et qu’il représente de façon légitime les aspirations, bon an mal an, de plus du tiers, voire de la moitié de la population du Québec? Qu’à cela ne tienne, une conséquence pernicieuse de la diabolisation médiatique de ce courant démocratique légitime dans les médias anglophones a encouragé le foisonnement de multiples groupes aux prétentions plus ou moins haineuses à l’égard de la PM elle-même (ce qui est soi est TOTALEMENT INACCEPTABLE), du PQ, et des francophones nationalistes. Le débat sur le projet de Loi 14 est en ce sens très révélateur du feu qui couve sous la marmite linguistique. D’un côté, le parti libéral, l’allié inconditionnel du courant assimilatoire linguistique milite dorénavant pour l’amputation totale de la Loi 101 ou de toute contrainte linguistique à l’assimilation en cours. Les héritiers idéologiques de Robert Bourassa devraient pourtant s’insurger de ce revirement radical. Il n’en n’est rien. La décennie de pouvoir de Charest a décapité toute velléité d’indignation dans ce parti. Pris entre l’arbre et l’écorce linguistique, la CAQ de François Legault se trouve écartelée entre sa mouvance ultra-fédéraliste, celle qui pavoisait dans la salle de rédaction du Montreal Gazette pendant la dernière campagne électorale afin de positionner ce parti sur l’échiquier politique. « We are federalists! »; mais aussi son courant plus nationaliste, l’école des LeBouyonnec, ceux pour qui la défense du français est fer de lance de l’implication linguistique. Conséquence : la minorité militante des droits linguistiques anglos, très bruyante, s’insurge de la décision de Legault non pas de permettre l’adoption du projet de loi, mais simplement de permettre qu’on l’étudie!!!

Oui, la communauté anglophone au Québec s’est radicalisée. Et c’est mal vu de le dire, de l’écrire.

En ce sens, n’ai-je pas été surpris de toutes les inepties que l’on trouve sur une de ces nombreuses pages Facebook vouées au mépris des nationalistes, de Pauline Marois et des francophones en général.

https://www.facebook.com/putbacktheflag

On s’insurge sur cette page que le Québec soit une province officiellement francophone; la logique étant que comme province du Canada, il s’agit d’un privilège intolérable qui confère aux Québécois des droits linguistiques inacceptables. On y dit que le bilinguisme devrait être imposé, etc. Voilà une méconnaissance inquiétante des préceptes historiques inhérents à la fondation même du Canada. Mais quand on observe comment les fédéralistes ici traitent de leur texte fondateur, la Constitution, on comprend mieux à quel point ce pays est disfonctionnel.

Quelques précisions sur ces questions.

A) Le bilinguisme est une richesse en toutes circonstances, peu importantes les langues que l’on maîtrise.

B) Le bilinguisme n’est accessible QUE dans la mesure où la langue maternelle est bien maîtrisée.

C) Depuis plus de 10 ans, le MELS est conscient que près de la moitié des Québécois (48%) sont analphabètes fonctionnels en français, c’est-à-dire qu’ils ne maîtrisent pas les fondements complexes de la langue française, de son code grammatical.

D) IMPOSER le bilinguisme à une nation qui est en voie de perdre la maîtrise de sa langue maternelle porte un nom, c’est de l’ASSIMILATION LINGUISTIQUE. Le français au Québec est dans une situation précaire, une trop grande part des francophones ne maîtrisent plus les fondements complexes du code grammatical et le français au Québec est en danger de CRÉOLISATION; comme en Louisianne, comme dans les autres collectivités canadiennes où on a IMPOSÉ aux francophones de s’acculturer et où le français n’est plus qu’une relique linguistique.

E) Les fédéralistes au Québec souhaitent ardemment l’assimilation linguistique, la meilleure façon d’uniformiser la collectivité Québécoise au reste du Canada. Ce serait alors la victoire des tenants du « Canadian Multiculturism »… Enfin, près de 300 ans plus tard, au Canada on pourrait dire… Well that’s the end of that! Finally the 1760 Conquest is complete.

F) La SEULE question qui se pose quant à la survie du français au Québec est celle-ci : L’INDÉPENDANCE OU L’ASSIMILATION?

~ par delorimier sur 26 avril 2013.

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