Bonne fête des Mères madame Marois…

On oublie trop souvent à quel point votre parcours afin de devenir la première femme à diriger la destinée de cette nation d’irréductibles francophones en Amérique fut rocailleux. Cela devait arriver un jour, ce fut vous. Comme pour ajouter aux embûches, vous n’avez même pas eu le loisir de terminer votre discours de victoire le 4 septembre dernier que déjà on vous tirait dessus…

Vos adversaires aiment vous dépeindre en femme de la Haute, en bourgeoise parvenue, en caricature de Castafiore ridicule. Pourtant vos origines sont modestes, vous avez élevé quatre enfants, enceinte jusqu’aux oreilles lorsque élue la première fois, vous avez eu à diriger tous les grands ministères du Québec, vous êtes l’exemple d’une femme qui a foncé droit devant, qui a cru en ses convictions envers et contre tous ceux qui vous ont dénigré, tant au Parti Québécois que chez vos adversaires…

Le 4 septembre dernier vous avez hérité de la pire main qui soit : un gouvernement minoritaire au possible et les conséquences de la pire gouvernance de l’histoire du Québec, celle du PLQ de Jean Charest. Neuf années de corruption, d’instrumentalisation de l’état à des fins partisanes, de déficits accumulés et pour clore le tout, une crise sociale comme on n’en avait pas vue depuis quarante ans, fomentée par opportunisme politique par un premier ministre prêt à tout, a-t-on déjà oublié ces images désolantes du printemps dernier, ces crânes brisés, ces citoyens rudoyés?

Enfin débarrassés de la chape de plomb libérale qui pesait sur le Québec, dès votre arrivée à l’Assemblée Nationale, tout un chacun se ruait à votre porte afin que vous arrangiez, patentiez une solution à tout ce qui avait été enrayé par l’incurie libérale, comme par magie.

Mais sous avez trouvé une maison, cette Assemblée de tous les Québécois, dévastée, les finances délabrée et ce climat d’affrontement qui suintait encore des fumigènes du printemps dernier. Qu’à cela ne tienne, on vous a tenu à l’impossible. Tout livrer tout de suite même si vous aviez devant vous un front uni de fédéralistes prêts à vous défaire au besoin, ou à vous laisser faillir, sachant dans quelle position vous étiez. De l’autre côté, à votre gauche, quand vous avez proposé des mesures progressistes en début de mandat, on vous a répondu par un silence complice de l’entreprise de déstabilisation de votre gouvernance naissante. Nous dirons de ce gouvernement que vous dirigez présentement qu’il était voué à l’échec, « Made to fail » comme le disent nos voisins.

Tout ce que vous demandions Madame Marois, c’est l’impossible.

~ par delorimier sur 12 mai 2013.

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