Qui félicitera Marois d’avoir pris le parti de la négociation? #Construction #Polqc

PMGEN-GREVE-CONSTRUCTION

« Y’a-t-il un pilote dans l’avion? »

Manifestement, Gilbert Lavoie n’avait aucune informations concernant l’avancée des négociations quand il a publié cette entrée dans son blogue sur cyberpresse : http://blogues.lapresse.ca/gilbertlavoie/2013/06/25/y-a-t-il-un-pilote-dans-lavion/, surtout quand on considère le titre de son court texte qui n’est en fait qu’une question qui appelle à un jugement. Et comme son blogue est hébergé chez Gesca, on sait très bien où ça s’en va, l’anti-paulinisme primaire. Chez Gesca, y’a toujours un pilote dans le torpilleur quand il est question de traiter du PQ du moins…

Il s’est écrit beaucoup de choses sur la grève de la construction : « Le Québec entier pris en otage »; « des milliards perdus chaque jour » (la démesure est permise quand c’est le temps d’attaquer Pauline…); « Le maire Labeaume exaspéré, le Colisée en péril », bref, n’importe quoi. Il fallait entendre Gilles Desjardins, fondateur de Brigil en Outaouais, une des plus grandes entreprises de construction résidentielle au Québec, et loin d’être un péquiste, se réjouir de l’entente négociée pour comprendre l’écart entre les attaques de certains médias et la réalité sur le terrain.

Qu’à cela ne tienne, certains médias hostiles au PQ, toujours les mêmes, ont ouvert toutes grandes leurs pages, ont offert leurs micros (sans contrepartie, de la pure complaisance) aux chefs de l’opposition pour qu’ils torpillent la stratégie du gouvernement Marois. Grand mal leur en fasse, c’est bien pour dire la qualité et l’objectivité de l’information chez ces suppôts du patronat, mais on devait lire The Gazette (http://www.montrealgazette.com/business/Marois+took+right+approach+construction+conflict+labour/8583568/story.html?utm_source=dlvr.it&utm_medium=twitter) aujourd’hui pour se faire une tête concernant le déroulement des négociations.

« One of Quebec’s leading labour relations experts says the Marois government took the right approach in the current construction conflict.
Michael Grant, an associate professor of labour relations at the Université du Québec à Montréal, told The Gazette in an interview that in waiting out the strike rather than legislating an end to the dispute, “the PQ government acted properly.” »

Il appert que Pauline Marois savait très bien ce qu’elle faisait en nommant un médiateur chevronné comme Normand Gauthier pour rapprocher les partis. Elle était consciente que les divergences n’étaient pas irréconciliables et comme il s’agit d’une industrie capitale pour l’économie du Québec, elle savait pertinemment qu’il fallait à tout prix une solution négociée dans la majorité des secteurs afin que les relations de travail sur les chantiers ne soient pas contre-productifs suite à l’imposition d’une loi spéciale, une solution qui doit absolument être de dernier recours.

Philippe Couillard et François Legault ont vite montré leurs couleurs; pour eux il fallait appuyer sans conteste le patronat et forcer les travailleurs à tout casquer. Voilà qui est ironique venant des Libéraux notamment, eux qui avaient critiqué le même procédé (intervenir au profit des patrons sans laisser cours à un droit fondamental, celui de faire la grève) de la part des Conservateurs pour les conflits chez Air Canada et Postes Canada.

On peut aussi se questionner sur la position des chefs libéral et caquiste quant à la pertinence d’appuyer sans réserves les maîtres d’œuvres des grands chantiers du Québec au moment même où grandes firmes de génie et magnats de la construction dévoilent au jour le jour leurs complicités aux stratagèmes de la corruption et de la collusion au Québec. Et si on se gardait une petite gêne? Et si on prenait le parti des travailleurs pour une fois et qu’on ne demandait pas plutôt à ceux-là même qui nous fraudaient hier de rembourser le fameux « payeur de taxe » avant de lui refiler, encore, la facture par le biais d’attaques et de demandes de concessions sur leurs conditions de travail et salariales…
Toujours est-il que des ententes sont signées entre les parties adverses et que petit à petit les travailleurs regagnent les chantiers, fort d’une solution négociée.

Ce que vous ne lirez pas dans LaGrossePresse à Desmarais demain c’est un éditorial de Dubuc, ou de Pratte, afin de féliciter la Première ministre pour sa patience et son parti-pris envers les négociations plutôt que la matraque d’une loi spéciale.

Drôle quand même quand on considère que le parti libéral et la CAQ étaient aussi ceux qui trépignaient d’user la matraque le plus vite possible le printemps dernier contre les étudiants et les citoyens qui ne faisaient que se prévaloir, eux aussi d’un droit fondamental, celui de manifester.

Il faudra s’en souvenir et le rappeler lors des prochaines élections… Je doute que La Presse le fasse.

*** Ajout*** On le voit par la caricature de YGreck ce matin et que j’ai ajouté à l’article, que c’est beaucoup plus pressant pour certains médias de trouver le prochain angle d’attaque de la Première ministre que d’analyser les tenants et aboutissants de la gouvernance et des décisions que prennent le gouvernement. Si on s’émeut -avec raison- du Québec-Bashing qui a cours dans le ROC, on ne doit pas non plus sous-estimer cette sous-traintance acharnée que font les fédérastes au Québec de leur mépris des souverainistes par leurs médias complices.

~ par delorimier sur 26 juin 2013.

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