#MairieMtl Qui profite le plus du désintérêt de la politique municipale?

Ce billet traitera de la course à la mairie de Montréal. Oui. Même si je n’habite pas Montréal et que je n’y ai pas le droit de vote. Mais je suis d’avis que tous les Québécois devraient se préoccuper de la Course à la mairie de Montréal. Près de la moitié de la population du Québec y habite, c’est le pôle économique d’importance de notre nation, il s’y joue, qu’on le veuille ou pas, certains des enjeux fondamentaux qui touchent l’ensemble de la collectivité Québécoise : notamment, les questions de la démographie, de la langue et de l’intégration de la population immigrante.

J’ai choisi d’écrire ce court article maintenant car bien que la course à la mairie n’en soit qu’à ses débuts, une tendance se dessine qui devrait inquiéter les citoyens de l’ensemble de la province. Les médias d’importance et la communauté d’affaire ont décidé des noms qu’ils jugent « acceptables » comme seuls prétendants aux voix dans le débat qui a cours.

Les mêmes forces qui ont causé la turpitude dans laquelle se trouve Montréal en ce moment, gangrenée par la corruption, le copinage, livrée aux impératifs de la caste fédéraliste, semblent vouloir donner la voix, une tribune publique acceptable qu’aux seuls quatre candidats qui respectent leur « agenda » politique. Marcel Côté, Mélanie Joly, Richard Bergeron et Denis Coderre ont tous ceci en commun qu’ils ont l’assentiment tacite des acteurs économiques et politique (ils sont tous d’allégeance fédéraliste ou se sont adjoint des ténors fédéralistes, on pense à Janine Krieber qui seconde Bergeron par exemple).

On airait aimé que l’Institut du Nouveau Monde, dirigée par Michel Venne, qui organise le premier véritable débat des chefs ce vendredi 16 août, déroge à cette unanimité forcée et encourage une diversité d’opinion et de points de vue qui brise ce consensus imposé. Pour le moment, le seul candidat indépendantiste d’envergure, Michel Brûlé, se bat avec acharnement pour s’imposer à ce débat, mais, comme il le dit lui-même, Michel Venne se bat contre lui (http://www.lapresse.ca/actualites/montreal/201308/15/01-4680123-debat-michel-brule-envoie-une-mise-en-demeure-a-linm.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_BO2_quebec_canada_178_accueil_POS1) afin que seuls les quatre candidats « approuvés » par la caste affairiste bénéficie de ce forum important de débat.

Quel débat!

Mais peut-on vraiment parler de débat quand tous ceux qui y participent consentent implicitement à servir les intérêts de ceux qui leur ont donné l’assentiment d’y être? Nous n’avons qu’à analyser la composition actuelle des équipes de ces quatre candidats pour comprendre que le Montréal qu’on condamne et qu’on veut voir changer y est pourtant fort bien représenté…

Arrive un homme d’affaire, un homme de Lettres, un Montréalais bien connu qui ose se lancer dans la course à la mairie, un candidat qui n’a rien à voir avec les turpitudes et scandales passés, un électron libre qui ne doit rien à personne… Le problème c’est que Michel Brulé dérange. Il indispose royalement la caste du West-Island par ses positions indépendantistes, par son refus de langue de bois (et sa dénonciation sans appel de ces « turpitudes »), il irrite les bien-pensants qui ont profité, dans l’ombre, de l’ancien système et qui aimeraient bien pouvoir le perpétuer, autant que faire se peut, avec le moins de changements possibles…

Mais le plus désolant ici demeure que l’on prive l’ensemble des citoyens du plein droit qu’ils ont à une multiplicité des opinions et des points de vue alors qu’on en a tant besoin. On a fait grand cas du désintéressement des citoyens de la politique municipale, mais peut-on les blâmer quand on « pré-approuve » les voix à entendre en fonctions des intérêts particuliers des affairistes? Et si on n’encourage pas la diversité des opinions en période électorale, quand le fera-t-on?

M’est avis que l’unanimité que l’on tente d’imposer ici, et à laquelle l’INM se fait complice, fait partie du problème qu’on dit vouloir endiguer. Posez-vous cette question : qui sont ceux qui profitaient le plus du désintérêt de la politique municipale? Qui sont ceux qui osaient même clamer que de telles élections étaient futiles???

Bin c’est ça! Et Michel Venne en faisant tout pour fermer le clapet de Michel Brulé participe à ça. C’est vraiment décourageant.

~ par delorimier sur 15 août 2013.

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