Charte de Laïcité québécoise – Ne pas nous excuser de qui nous sommes… #polqc

laiciteLa Charte des Valeurs Québécoises

« Nous n’avons pas à nous excuser de qui nous sommes; ni à renier notre patrimoine, notre histoire. Soyons francs, droits et tolérants;

Nous vivons encore à l’ombre des clochers, nos villages ont parfois des noms particuliers. Cela a façonné qui nous sommes. Pas de honte;

Relever la tête bien haut, faire fi du vent de face et des habituels marchands de peur, faire honneur à la résilience de nos ancêtres… »

Défendre des « valeurs communes québécoises » attaque le fondement même du « Canadian multiculturalism » (multiculturalisme canadien, la pierre angulaire de l’assimilation tranquille des Québécois). Les médias fédéralistes se braqueront. Les médias anglophones aux tendances francophobes en profiteront pour fourbir leur mépris.

À nous de résister et appuyer une « Charte des valeurs Québécoises » et une société laïque qui n’exclue pas notre patrimoine religieux. Car c’est vrai qu’il y a quelque chose de contradictoire, dans la théorie, de laisser le crucifix à l’Assemblée Nationale. À cela j’ai envie de répondre que les Québécois n’ont pas à renier leur patrimoine historique religieux. Nos villages portent des noms qui souvent évoquent notre passé religieux, les places centrales sont presque toujours situées à l’ombre des clochers, quand l’occupant espérait l’assimilation et tentait de nous réduire à néant, sinon qu’à une pâle copie de lui-même, le clergé a, malhabilement il est vrai, aidé à préserver l’essence de qui nous sommes.

Avons-nous à rougir de ça ? On peut rager et dénoncer les dérives de l’église catholique, il est impératif de le faire ; mais ce qui est périlleux, c’est de nier et cacher le passé historique religieux de notre nation.

D’ailleurs, une réflexion intéressante émanait de l’ouvrage Le Patrimoine religieux du Québec. Éducation et transmission du sens aux Presses de l’Université Laval (sous la direction de Solange Lefebvre, 2009) :

« Pierre Lucier propose d’aller au-delà du patrimoine et du religieux dans l’étude de l’intérêt du public pour le patrimoine religieux. En deçà de toute qualification religieuse, ce patrimoine est d’abord du patrimoine au sens large. Quant au sens religieux, il correspond à des significations culturelles collectives plus vastes »

Le crucifix à l’Assemblée Nationale, tout comme l’ensemble de vaste patrimoine religieux qui tapisse le Québec n’ont pas à être analysés à la seule lorgnette du débat actuel mais en fonction des fondements même de la société d’accueil. De la même façon que l’on ne demanderait pas à une nation de renier son passé bouddhiste sur l’autel d’un multiculturalisme qui n’aurait d’objet que de la fondre dans un tout où elle serait assimilée, pourquoi demander à la nation Québécoise de nier, de cacher ou même, pire encore, de détruire son patrimoine historique religieux?

Le problème demeurera entier tant que les Québécois n’auront pas fait le dernier par de leur affirmation en tant que nation pleine et entière; l’indépendance. Car si le Canada se développe en fonction d’un multiculturalisme qui le sied bien (et cela est discutable, plus de gens qu’on pense le font dans le ROC), ce multiculturalisme appliqué de la même façon au Québec est une voie tranquille vers l’assimilation.

Nous n’avons que faire des remontrances d’un Charles Taylor qui devrait plutôt expliquer pourquoi il a été récipiendaire de la Bourse Templeton (déjà remise à un organisme visant à combattre le Darwinisme), dont l’un des créno est justement de défendre la place de la religion dans la société… Richard Martineau avait écrit là-dessus d’ailleurs…
(http://fr.canoe.ca/cgi-bin/imprimer.cgi?id=313761)

Il sera de notre devoir en tant que nation de condamner sans réserve et de résister devant les inévitables attaques méprisantes qui tenteront de faire dérailler toute velléité d’édicter une Charte des Valeurs Québécoises.

C’est déjà bien amorcé avant même que tout projet de loi soit soumis à une quelconque discussion. Le National Post (http://fullcomment.nationalpost.com/2013/08/20/like-putins-russia-parti-quebecois-unthinkable-plan-to-ban-religious-symbols-in-public-sector/) a fourbi ses armes et démarre le bal ce matin par un torchon dont il a le secret, bien agrémenté des références méprisantes habituelles : société raciste, totalitaire, intolérante, etc. C’est vrai que les Québécois sont tellement intolérants qu’ils ont consentis à la minorité anglophone sur son territoire des droits qui feraient rager d’envie les minorités francophones au Canada et qui font de la minorité anglophone au Canada la mieux traitée sur l’ensemble de la planète.

Intolérance mon œil.

~ par delorimier sur 21 août 2013.

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