Boisclair à la Baie-James… Duchesneau, mort de rire!

Chapleau-Duchesneau-749227-27-septembre-2013
(Garnotte, L’Actualité)

Quelques mots sur cette saga qui n’en finit plus de défrayer la manchette, le transfert de l’ex chef du PQ André Boisclair, cette fois afin de présider le Comité d’examen de la Convention de la Baie-James et du Nord québécois (COMEX). Apparemment Boisclair a dû se faire tirer l’oreille afin d’accepter ce poste dans le Grand Nord… Personne ne pleurera sur son sort bien entendu, il s’agit d’un poste très bien payé, mais si on en revient aux faits qui ont conduit à son départ de New-York, Boisclair a toutes les raisons du monde d’être en « crisse ».

Car s’il en est un qui s’en tire assez bien dans cette affaire, c’est le député par qui toute ça a commencé, j’ai nommé Jacques Duchesneau de la CAQ. Avant de jeter la pierre à Boisclair et de clouer au pilori à cause de son salaire, il faut rappeler les faits. Pour ce faire, revenons à un texte de Brian Myles dans L’Actualité, Duchesneau à l’école du mauvais goût :

« Les attaques de Jacques Duchesneau contre l’ancien chef péquiste André Boisclair montrent la politique sous ses traits les plus laids. En mélangeant, cocaïne, André Boisclair, Hells Angels et Paul Sauvé dans une même phrase, le député caquiste s’est laissé emporter par la partisannerie au point de négliger les faits. Aurait-il pris des leçons à l’école du mauvais goût de Christine Saint-Pierre? »

Joseph Facal, un partisan affiché de Duchesneau, avait écrit ceci sur les insinuations grotesques de l’ex chef de police de qui on s’attendrait qu’il ne s’abaisse pas à l’accusation par insinuations :

« On a beaucoup dit, ces derniers jours, que M. Duchesneau, à la suite de la mise en demeure de M. Boisclair, refusait de se rétracter. On a moins noté l’infléchissement subtil de son discours.
Au début, il tentait d’établir un lien entre la cocaïne, une subvention, une amitié et les gangs de motards. Mais il n’a pas présenté l’ombre du début d’une preuve de ce lien.

Jacques Duchesneau a gagné l’estime de nombreux Québécois, dont moi. C’est justement pour cela que des agissements qui seraient regrettables, mais pas étonnants, de la part de certains, sont plus difficiles à accepter de sa part. Je ne crois pas être le seul à éprouver cette déception. »

Pourtant, quand on regarde le parcours professionnel de Duchesneau, le type a souvent été accueilli en sauveur, du moins positivement, mais il a beaucoup déçu. Et si on demandait à François Legault de livrer le fond de sa pensée sur son député « vedette », qui n’hésite même pas à se têter une job auprès du nouveau maire de Montréal au moment même où la CAQ est au plus bas dans les sondages et que son chef a besoin de lui (il ne dément même plus les rumeurs de son départ de ce parti), pas sur que Legault ne l’enverrait pas promener…

Duchesneau c’est aussi ceci : « Une longue série de problèmes ». Son passage à l’Administration canadienne de la sûreté du transport aérien (ACSTA) avait fait couler beaucoup d’encre, notamment au Canada anglais. Il faut faire attention quand on lance des roches bien assis dans une maison de verre…

En terminant, on peut bien rager du salaire de Boisclair, du fait qu’il ait été nommé de façon partisane, du fait qu’il gagnera le double de son prédécesseur à COMEX, mais n’oublions pas les raisons pour lesquelles l’ex délégué général du Québec à New-York a été contraint d’accepter ce poste dont, visiblement, il ne voulait pas pantoute.

~ par delorimier sur 5 décembre 2013.

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

 
%d blogueurs aiment cette page :