Réponse à François Bugingo ; instrumentaliser la mort d’une mère? Vraiment?

ParkAvenue

J’ai déjà écrit à quel point je respecte votre travail, votre implication dans le monde, chez Reporters sans frontières, mais aussi la grande sagesse qu’apporte (apportait?) votre expérience humaine et professionnelle, vous qui avez côtoyé tous les enfers de la terre, tous ces endroits nauséeux où l’inhumanité mène les hommes aux pires abjections.

Je vous ai déjà écrit ça.

Puis il y eu votre charge au mieux douteuse contre la charte où dans un texte confus, aux références nazifiantes, vous condamniez la volonté du gouvernement de déposer un projet de charte de laïcité. Nous avons alors compris par la violence de votre charge dans quel camp vous vous situiez. Comment diable pouvez-vous justifier pareille allusion?

« Mais ils ne vous diront pas que leur discours d’un nationalisme de rejet n’a rien de neuf et porte les mêmes senteurs nauséabondes des décennies 30 et 40 dramatiques. »

Vous vous êtes défendu, dans la confusion, sans convaincre personne, de cette phrase nauséabonde. Parfait. Tous les gens qui vivent de la plume commettent des textes qui seront incompris, qui n’atteindront pas la cible.

Puis aujourd’hui vous récidivez. Autre charge contre la charte, cette fois-ci à partir d’une généralisation grossière de commentaires imbéciles en lien avec la mort tragique d’une mère. Les imbéciles pullulent sur les réseaux sociaux. Le mieux que l’on puisse faire en pareille circonstance serait de les laisser dans leur gueuse d’insignifiance. Car ils ne méritent pas qu’on généralise à partir de leurs propos abjects. Et c’est de cela qu’on parle M. Bugingo, des imbéciles.

Où étiez-vous M. Bugingo pour vous fendre en pareilles inepties quand dans les 24 heures qui ont suivies l’attentat contre la première femme élue Première Ministre de notre province, des centaines d’imbéciles s’épanchaient de menaces de mort à peine voilées, de commentaires les plus abjects alors que les proches de Denis Blanchette n’avaient même pas encore été retracés. Vous voulez parler d’inhumanité?

Vous étiez où pour condamner ces groupes haineux qui s’affichent sans gène à Montréal, même dans certains petits journaux comme le Park Island Gazette pour en appeler à pendre Pauline Marois? J’ai beau chercher mais je ne trouve pas ton indignation. Peut-être étais-tu à l’extérieur du pays? Peut-être n’avais-tu pas la tête à l’écriture, tous les rédacteurs y passent. Les mots n’y sont juste pas. Dans ce temps-là vaut mieux s’abstenir. Mais je ne t’apprends rien là n’est-ce pas? Peut-être est-là ce qui explique le silence des gens que tu accuses de ne pas réagir?

subur

La généralisation grossière, franchement méprisante entre les propos outranciers de CES imbéciles et la somme non négligeable de gens qui appuient le processus de laïcisation en cours est indigne du journaliste que tu es, celui qu’on écoute, passionnément, chez Dutrizac, et qui a toujours les mots pour nous expliquer les pires enfers dans le monde. Le mépris que tu manifestes contre les gens qui proposent cette charte de la laïcité et ceux qui l’appuie est renversant.

En passant, j’ai écouté le Téléjounal hier et plusieurs fois les nouvelles de l’heure chez notre diffuseur national, il n’y avait pas là l’ombre d’un traitement médiatique indigne. J’ai lu quelques textes aussi sur le sujet, La Presse, Journal Métro, traitement correct. Comme d’autres, j’ai ragé contre le titreur du Journal de Montréal qui a osé écrire hidjab dans son putain de titre. Mais c’est le genre de la maison. Combien de fois ont-ils comme ça braqué un titre contre d’autres groupes de la société. Sensationnalisme toujours, c’est le style –parfois déconcertant- de la maison. Et il y a ce journaliste de QMI qui s’est défendu quand d’autres médias (Michel C. Auger et son tweet sous le 15-18) ont soutenu qu’il ne s’agissait pas d’un hidjab. Il semble bien finalement que le journaliste n’avait pas ajouté cet angle à la nouvelle pour rien. C’était un hidjab. Mais on s’en câlisse. Qu’on laisse donc ces gens vivre leur deuil en paix. J’ai ragé quand j’ai vu le titre.

Puis il y a eu ces commentaires imbéciles. Du même genre que ceux que tant de Québécois ont dénoncé quand, par centaines, par milliers, ils attaquaient, banalisaient la violence de l’attentat du 4 septembre 2012. Mais à l’époque, les médias ont préféré taire ces commentaires, ils n’ont pas usé des inepties de ces imbéciles pour mousser le nationalisme, ou pour attiser quelque sentiment que ce soit. Et c’est tant mieux. Mais là c’est la charte. Et certains ne reculeront devant rien pour attaquer cette initiative pourtant tout à fait légitime.

Tu sais quoi? On peut bien vouloir les ignorer ces imbéciles, parfois on va jusqu’à les dénoncer. Mais je jetterai mon fiel à celui qui, à cause de ces imbéciles, oserait, par le truchement d’une plume à la résonance comme la tienne, généraliser à l’ensemble de la collectivité anglophone, des propos abjects comme ceux que l’on voit ici…

~ par delorimier sur 1 février 2014.

Une Réponse to “Réponse à François Bugingo ; instrumentaliser la mort d’une mère? Vraiment?”

  1. Mon commentaire

    Quand un journaliste utilise la mort d’une mère pour avancer ses pions carriéristes, IL NE MÉRITE AUCUN RESPECT. Pour nous, musulmans, dans des moments aussi difficiles avons besoin de respect, de compassion, de solidarité, de recueillement surtout et non de publicité MALSAINE au profit d’un journaleux dont la méconnaissance des coutumes MUSULMANES dans de telles situations est ABYSSALE.

    Prenez le temps de lire et de vous instruire monsieur François DE Bougingo.

    Tournez votre plume sept fois avant de la pointer sur le papier, si non tournez vos doigts sept fois avant de les poser sur le clavier.

    Votre fiel me donne la nausée.

    Samia, une musulmane choquée.

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