Les fédéralistes n’ont qu’eux à blâmer si les Québécois s’éloignent du Canada…

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(image tirée de http://www.petitpetitgamin.com)

On pouvait presque sentir le trémolo dans la plume de l’éditorialiste de Gesca Alain Dubuc. Pourtant, son texte n’est pas dénué de constat fort intéressant sur les raisons qui font que les Québécois, en général, bien que peu militants présentement pour endosser la cause de l’indépendantisme, en grande majorité sont indifférents à l’appartenance au Canada. La nation des Québécois demeure, en grande partie, le Québec.

Dubuc constate :

« Les Québécois ont progressivement affirmé au fil des décennies un sentiment d’appartenance à une nation. L’existence de la nation québécoise est maintenant reconnue par une très grande majorité de Québécois, elle transcende les clivages politiques et ce principe s’est même imposé à la Chambre des communes. Pour la très grande majorité des Québécois, leur nation, c’est le Québec. Et c’est à la nation que l’on réserve les célébrations d’une fête nationale, les hymnes, les élans festifs, les drapeaux, etc »

Mais Dubuc se désole aussi :

« Ce sentiment d’être d’abord québécois a toutefois des conséquences. Parallèlement à la descente aux enfers du mouvement souverainiste, on assiste à un autre processus, celui de l’éloignement du Canada, d’un détachement croissant de la réalité canadienne qui se double d’une forme d’indifférence constitutionnelle. Ce désintérêt, qui se manifeste par exemple dans la façon désinvolte dont les Québécois votent aux élections fédérales, a d’importantes conséquences: ils participent moins aux débats canadiens qui les concernent, ils ont moins d’influence politique. »

Les fédéralistes n’ont qu’eux à blâmer si les Québécois s’éloignent du Canada. Depuis trop longtemps les fédéralistes du Québec fraudent, volent, conspuent contre le Québec bien drapés dans l’unifolié, une main sur le cœur l’autre dans l’engrenage de leur enrichissement au nom d’un patriotisme douteux trop souvent près de la corruption, des « vraies affaires » croches.

L’histoire des relations entre le Canada et le Québec est parsemée des trahisons du camp des fédéralistes à l’endroit de l’ensemble de la nation québécoise. Plus récemment, de la Nuit des longs couteaux, en passant par Option Canada et les Commandites en passant par la corruption et la collusion très majoritairement libérale qui nous est révélée par les médias depuis quelques années et de façon institutionnalisée par la Commission Charbonneau depuis 2012 (bien que les Libéraux aient voté contre elle à plus de 300 reprises à l’Assemblée Nationale avant son institution forcée par engeance populaire…).

On a souvent reproché aux souverainistes de tenter d’attiser l’appui à leur cause en fomentant des conflits avec Ottawa. La réalité, c’est que le conflit entre ces deux nations est latent et perpétuel en ce sens où la nation canadienne, par ses institutions et ceux qui la gouverne, se développe selon ses intérêts propres qui vont, trop souvent, à l’encontre des intérêts de la nation québécoise. Les dernières années de la gouvernance de Paul Martin et, surtout, le long siège de Stephen Harper à Ottawa ont consolidé cet état de fait.

Dubuc, comme les autres über-fédéralistes en son genre, sont bien forcés d’admettre que la tiédeur des Québécois envers la cause souverainiste ne se traduit pas par un réchauffement de l’appui à l’appartenance envers le Canada. Dans les faits, les Québécois s’accommodent tant bien que mal de la situation actuelle, en espérant repousser le plus loin possible l’inévitable rupture.

Comportement malsain cependant car l’adversaire fédéraliste sait compter sur l’avantage qu’il a du temps qui passe. Chaque génération qui accepte le statu quo au Québec accepte aussi que le poids démographique de la nation diminue sans cesse au prix d’une immigration poussée au maximum de l’acceptabilité sans pour autant que rien ne soit fait pour que cette immigration s’intègre aux us et coutumes de la nation québécoise. On sait que l’immigrant laissé à lui même joindra les rangs de la très grande majorité de ses prédécesseurs, canadiens par dépit, par la force des choses.

Ce que Dubuc n’évoque pas cependant dans son texte, ce sont ceux, nombreux, qui n’ont aucun ressentiment envers le Canada. Nombre de Québécois ne se sentent tout simplement pas concernés par cette fête. De façon décomplexée, sincère, ils préfèrent souhaiter à leurs voisins « Bonne fête du Canada » en sachant que les relations avec la nation d’à côté doivent rester cordiales, amicales, même dans la poursuite engagée de l’accession à l’indépendance pour le Québec. Car s’il est une chose dont je sois convaincu, c’est que le chemin qui nous mène à l’indépendance ne doit pas être fait « contre » le Canada mais bien « pour » le Québec.

~ par delorimier sur 1 juillet 2014.

Une Réponse to “Les fédéralistes n’ont qu’eux à blâmer si les Québécois s’éloignent du Canada…”

  1. Bonjour !

    Vous avez entièrement raison. Et si je devais retenir une seule affirmation de votre texte : ce serait les MULTIPLES TRAHISONS des Fédéralistes envers la Nation Québécoise.

    1) COMBIEN de trahisons faudra-il de plus pour que NOUS les QUÉBÉCOIS(SES) FRANCOPHONES songions à sortir de notre propre torpeur et à « régler nos comptes » une fois pour toutes avec le FÉDÉRALISME ? En les renvoyant « paître très loin » dans leur propre champ et « hors d’ état de nuire » ?

    2) QUAND ? QUAND sortirons-nous de notre ÉTAT TÉTANIQUE et léthargique ? Retrouvons VITE le « bon sens » avant d’être gruger à l’os. En sommes-nous réellement conscients ?

    3) QUI ? entre les deux camps ( Fédéral & Provincial ) possède l ‘autonomie complète et la « carte maitresse » pour pousser l’immigration À OUTRANCE ?

    4) QUI ? est « mort de rire » en attendant la sentence finale de NOTRE MORT ANNONCÉE ? QUI ? sert de « GIBIER DE POTENCE » à très brève échéance , et de « poissons morts » noyés dans UN BAIN FÉDÉRALISTE ?

    5) Eh ! Je dis aux Québécois(ses) : ARRÊTEZ de vous faire CHARRIER et MANIPULER par les opinions de tous les : ALAIN DUBUC, MICHEL HÉBERT, CHANTAL HÉBERT, A.GRAVEL et tous les R. MARTINEAU et autres pleutres de ce monde qui ne cherchent qu’ à noyer le poisson de façon méprisante et dérisoire, ne pensant qu’à rehausser leur cote d’écoute.

    CEUX-LÀ même, qui se permettent de parler AU NOM DE TOUS LES QUÉBÉCOIS(SES) FRANCOPHONES. De prédire, de choisir et de décider pour NOUS et de NOTRE AVENIR et À VENIR social, politique et National.

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