Chère Jocelyne…

 

 

 

 

 

 

 

Une femme publique que j’admire particulièrement pour sa prise de parole, ses convictions, publiait ceci…

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Un sentiment que tant d’autres indépendantistes partagent. Et pourtant, c’est intrinsèque, sur cette question, je suis incapable de découragement. Cela reviendrait, en quelque sorte, à nier une partie de qui je suis. Voici ma réponse à ce post. Car on répond aux gens qu’on estime. 

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Pourtant chère amie Jocelyne, je suis convaincu que si nous devions être convié, encore, aux urnes afin d’enfin nous rendre indépendants, nul doute que tu y serais, motivée, dynamisée, car si cela devait se produire, c’est que la dynamique aurait bien changé… 

J’écoutais Jacques Parizeau ce matin, sa voix parfois chevrotante, mais ses convictions intactes, et cela m’a rassuré. J’ai écouté, en pleine nuit, tu te souviens, les débats à l’Assemblée nationale sur la Loi 78 pendant le printemps érable, Charest qui imposait le bâillon et les députés du PQ, ces jeunes qui se sont révélés par la verve de leurs attaques cette nuit là. Je pense, au premier chef, à Véronique Hivon, son plaidoyer vibrant pour la liberté de manifester cette fois là, mais aussi à Cloutier et Bérubé… 

La dernière défaite a fait mal mais elle était prévisible; trop longtemps le PQ a fait l’économie de sa refondation, de son repositionnement. Pas pour rien qu’Aussant a réussi à rassembler 6000 membres en misant sur quoi? Sur la défense décomplexée de qui nous sommes, de nos revendications. 

Car tout est là. Nos adversaires sont aussi ébranlés que nous. Malgré la déroute du mouvement souverainiste ces dernières années, l’adhésion en masse au projet fédératif (est-ce que cela existe…) s’est-il produit? Non. Jamais les Québécois ne se sont-ils sentis aussi loin de leurs cousins canadiens. Fallait voir Couillard essuyer rebuffades sur rebuffades auprès des Wynne, Clark, dès qu’il évoquait la question constitutionnelle. On parle ici du plus fédéraliste PM de notre histoire, prêt à ramper à genoux pour signer 82. Ces homologues n’en veulent même pas. 

Quand j’évalue la situation objectivement, sans les lunettes noircies de nos défaites récentes, je sais que des jours meilleurs arriveront. Enfin, le PQ réfléchit. Soit il en sortira grandi, soit il implosera et un autre véhicule en naîtra. Mais il y a trop de gens comme toi, comme tous les autres qui m’écrivent et me lisent, jour après jour et qui y croient, même désabusés, parfois en sacrant. 

Je te quitte avec cette citation de l’hiver de force, (car c’est bien un petit hiver que nous traversons présentement non?) 

« Nous sommes des désespérés, mais nous ne nous découragerons jamais. »

~ par delorimier sur 3 septembre 2014.

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